AISSA DEEBI, ESTHÉTIQUES DE L’EXIL

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Coopérative Ressources Urbaines

76 rue des Acacias

1227 Carouge

http://ressources-urbaines.ch

 

En collaboration avec l’Institut des cultures arabes et méditerranéennes, Genève

Rue de Fribourg 5,

1201 Genève

http://www.icamge.ch/

 

et

 

The Arab Art and Design Academy Project, Genève

http://www.aissadeebi.com/

Aissa Deebi, esthétiques de l’exil

Exposition et discussion publique avec Aymon Kreil, Nadia Radwan et Beral Madra.

Modération: Alain Bittar

Avec cette exposition, l’artiste palestinien Aissa Deebi présente ces récents projets the trial et motherland. Le 12 novembre, il discutera avec Aymon Kreil, Nadia Radwan et Beral Mardia (via Skype depuis Istanbul) des ambiguïtés de l’exil en tant qu’expérience créative.  

Vernissage: 12.11.2016, à 18h

Dates : 12.11.2016-18.11.2016

Discussion publique [en anglais]: 12.11.2016, à 19h30

Lieu : Coopératives Ressources Urbaines,

76 rue des Acacias, Genève

L’exposition est ouverte tous les jours de 19h30 à 21h30

 

Aissa Deebi est un artiste et chercheur palestinien vivant entre Genève et New York. Ses premiers travaux Days like this (1997), Makkan (1998), My Dream House (1999) et Nothing is New Only Forgotten (2000) explorent la complexité des pratiques quotidiennes dans la Palestine d’après 1948. Ses recherches plus récentes (Naked Heroes (2003) Killing Time (2004); Dead Sweet (2004), Tal El Samak (2011)) questionnent les rapports entre migration et aliénation, en particulier dans le contexte complexe de l’après-11 septembre aux États-Unis. En 2012, il soutient à l’Université de Southampton sa thèse consacrée à une analyse critique de la diaspora comme espace de création. En 2013, Deebi représente la Palestine à la 55e Biennale de Venise. Deebi a de plus enseigné à la Winchester School of Art, à l’Université de Southampton, au Centro de Estudios Superiores de Monterrey, à la Chulalongkorn University, Bangkok Thailand et à l’American University in Cairo. Actuellement, il est professeur associé d’Art à la Montclair State University.

Aymon Kreil est anthropologue. Il a mené l’essentiel de ses recherches en Égypte, sur les sujets de l’amour et de la sexualité, de l’autorité religieuse et du rapport au politique. En 2012, il soutient sa thèse intitulée Du rapport au dire : Sexe, amour et discours d’expertise au Caire à l’EHESS (Paris). Parmi ses publications figurent notamment « Dire le harcèlement sexuel en Égypte : Les aléas de traduction d’une catégorie juridique », Critique internationale 70, 2016 ; « Territories of Desire : A geography of competing intimacies in Cairo », Journal of Middle East Women’s Studies 12 : 2, 2016 ; « Science de la psyché et connaissance de Dieu au Caire : Quelles conciliations ? », Archives de Sciences sociales des religions 170, 2015. Kreil a enseigné à l’Université du Caire, à l’Université de Neuchâtel et à la Haute école d’Art et Design de Genève. Actuellement, il est chercheur à l’Asien-Orient-Institut de l’Université de Zurich et enseigne à l’Université de Fribourg.

Nadia Radwan est historienne d’art, spécialisée dans l’art et l’architecture moderne au Moyen-Orient. En 2013, elle obtient son doctorat de l’Université de Genève. Sa thèse a été traduite en arabe par le Centre national de traduction, et son livre intitulé Les Modernes d’Egypte : Une renaissance des Beaux-Arts et des Arts appliqués va paraître en 2017 chez Peter Lang. Ses recherches se concentrent sur le modernisme égyptien et les interactions transculturelles entre le Moyen-Orient et l’Europe. Plus récemment, Radwan a travaillé sur les pratiques curatoriales et patrimoniales aux Émirats arabes unis. Elle a publié des articles sur l’art moderne et contemporain au Moyen-Orient, ainsi que des contributions pour des catalogues d’exposition. En 2014, elle devient professeur assistante d’Histoire de l’Art à l’Université américaine de Dubaï. Actuellement, elle est professeur assistante d’Histoire mondiale de l’Art à l’Université de Berne ainsi que directrice du programme doctoral d’Études mondiales du Walter Benjamin Kolleg.

Alain Bittar est directeur de l’Institut des Cultures arabes et méditerranéennes (ICAM-L’Olivier). Il a suivi des études en sciences politiques à l’IUHEI –Genève. En 1979 il crée la Librairie arabe L’Olivier. Il est l’un des fondateurs de l’association Rencontres et cultures du Monde Arabe et anime l’Agenda culturel arabe. Bittar participe à l’organisation de nombreuses activités culturelles et politiques. Au début de l’année 2002 il crée l’association Le Manifeste – Mouvement pour une paix juste et durable au Proche-Orient, qui a notamment à son actif l’organisation d’une rencontre entre des délégations de la Knesset et du Parlement palestinien en 2004 et deux concerts de Daniel Barenboïm avec le West Diwan Orchestra au Victoria Hall en 2004 et 2009. A la fin des années 1980, Bittar crée l’édition arabe du Monde diplomatique qu’il dirige durant une douzaine d’années. En 2016 la publication de l’édition arabe du Monde diplomatique a repris depuis la Tunisie et il en assume la responsabilité de président.

Beral Madra est critique d’art, curatrice et présidente honoraire de la section turque de l’Association internationale des critiques d’art (AICA). A partir de 1984, elle dirige la Galerie BM, puis le BM Contemporary Art Centre. Elle a travaillé comme curatrice à la Galerie Borusan, pour la WestLB Istanbul et comme directrice artistique à la Galerie Kuad. Elle se charge de la coordination des 1e et 2e Biennales d’Istanbul. Elle travaille comme curatrice lors des 43e, 45e, 47e, 49e, 50e, et 51e Biennales de Venise, notamment pour l’exposition Modernities and Memories – Recent Works from the Islamic World (1997), ainsi que lors des 1e, 2e et 3e Biennales de Çanakkale. Madra dirige les Arts visuels pour Istanbul Capitale européenne de la Culture 2010. Elle est membre fondatrice du Diyarbakır Art Centre et de la Foundation of Future Culture and Art. Elle a enseigné à l’Université technique de Yıldız et à l’Université de Yeditepe. Elle a publié notamment, Post-peripheral Flux : A Decade of Contemporary Art in Istanbul (1996); Maidan : Essays on Contemporary Art in South Caucasus and Middle East (2007); Home Affairs : Essays on Contemporary Art in Turkey (2009).

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